Les actions judiciaires comme facteurs de fin de dispensation. LU 20:3.1
Missions magistérielles où ils apparaissent comme des adultes du royaume et agissent comme enseignants et guides. LU 20:4.1
Missions d’effusion dans lesquelles ils naissent d’une femme dans l’une des races d’une planète et servent comme Christ Michael a servi sur Urantia dans sa mission d’effusion.
c. Les Fils Instructeurs de la Trinité – les Daynals LU 20:9.1
Enseignants de l’illumination morale et du développement spirituel de toutes les personnalités spirituelles
Lorsque les mondes évolutionnaires seront prêts à initier un âge spirituel de Lumière et de Vie, les Fils Instructeurs de la Trinité se porteront volontaires pour ce service.
Contexte et préparation de la mission d’effusion
a. Sur les planètes typiques, la préparation de fond consiste en :
Enseignement du Prince Planétaire et de son personnel
Les réalisations raciales, agricoles, scientifiques, industrielles et philosophiques des Fils des Matériaux.
L’illumination spirituelle et la libération économique mondiales résultant des missions magistérielles.
b. Sur Urantia, le contexte était constitué de :
Rébellion du Prince Planétaire et défaillance d’Adam et Eve.
Retard de la planète ; « Sur un monde moyen, la dispensation postadamique est un âge de grandes inventions, de contrôle de l’énergie et de développement mécanique. C’est l’ère où apparaissent des industries multiformes et un contrôle des forces naturelles ; c’est l’âge d’or de l’exploration et de la domination finale de la planète. Une grande partie du progrès matériel d’un monde s’effectue pendant cette période initiale du développement des sciences physiques, précisément l’époque que traverse présentement Urantia. Votre monde est en retard d’une dispensation entière, et même plus, sur le programme planétaire moyen. » LU 52:3.6
Nous n’avons pas eu de mission magistérielle ; « Au début de cet âge sur les planètes normales et loyales, les races mortelles sont mêlées et biologiquement adaptées. Il n’y a plus de problèmes de race ni de couleur. Toutes les nations et toutes les races sont littéralement d’un même sang. La fraternité des hommes s’épanouit et les nations apprennent à vivre sur terre dans la paix et la tranquillité. » « Au cours des âges qui terminent cette dispensation, la société commence à revenir à des formes de vie plus simplifiées. La nature complexe d’une civilisation en progrès suit son cours, et les mortels apprennent à vivre plus naturellement et plus efficacement. » « La fin de cet âge, sur un monde idéal, témoigne de la plénitude d’un grand réveil religieux, d’une illumination spirituelle mondiale. » LU 52:4.1,8; Les enseignements de Jésus s’appliquent réellement à un monde mortel qui a bénéficié de la formation préliminaire des Fils avant leur effusion, avec leurs dispensations d’ennoblissement du caractère et d’accroissement de la culture. Votre monde est réellement en décalage avec le processus planétaire. Votre Maître, lorsqu’il était sur Terre, a averti ses disciples que son avènement n’apporterait pas le règne de paix habituel sur Urantia. LU 52:5.8
c. Dons du Christ Michel. Les dons de Michel se sont produits à environ cent cinquante millions d’années d’intervalle et ont couvert une période d’environ un milliard d’années.
La première effusion fut faite en tant que Fils Melchizédek. « Par consentement universel, il est devenu le chef des Melchizédeks, ayant gagné notre amour et notre adoration par sa sagesse incomparable, son amour suprême et son dévouement admirable au devoir. Il nous a aimés, nous a compris et a servi avec nous, et nous sommes à jamais ses compagnons Melchizédeks loyaux et dévoués, car cet étranger sur notre monde est désormais devenu éternellement un ministre universel de nature melchizédek. » LU 119:1.5
La deuxième effusion fut faite en tant que Fils Lanonandek agissant comme Souverain du Système rebelle 11 de la constellation 37. « Pendant plus de dix-sept ans du temps universel, ce dirigeant temporaire étrange et inconnu administra les affaires et jugea sagement les différends de ce système local troublé et démoralisé. Nul Souverain Systémique ne fut jamais plus ardemment aimé ni aussi généralement honoré et respecté. » LU 119:2.5
La troisième effusion a eu lieu en tant que Fils Matériel nommé Prince Planétaire sur la planète 217 du système 87, dans la constellation 61 – un monde en quarantaine, marqué par la sécession et la rébellion. « Ce Fils Matériel du service de secours amena au repentir et fit revenir dans la bonne voie le Prince Planétaire défaillant et tout son état-major, et fut témoin du retour de la planète au service loyal de la règle du Paradis telle qu’elle est établie dans les univers locaux. » « Je regrette de ne pas être autorisé à raconter la patience, la force d’âme et l’habileté avec lesquelles ce Fils Matériel fit face aux situations éprouvantes sur cette planète perturbée. La réhabilitation de ce monde isolé constitue l’un des chapitres les plus magnifiques et les plus touchants des annales du salut de tout Nébadon. » LU 119:3.4-5
La quatrième effusion a été faite en tant que séraphin suprême servant comme conseiller pédagogique sur vingt-deux mondes différents.
La cinquième effusion a été faite en tant que pèlerin ascendant (Eventod) d’origine mortelle sur Uversa.
La sixième effusion fut faite en tant que mortel morontiel dans la constellation cinq. « Lorsque Micaël revint de cette effusion morontielle, il devint évident pour nous tous que notre Créateur était devenu une créature semblable à la nôtre, que le Souverain de l’Univers était aussi l’ami et le soutien bienveillant de la forme la plus élémentaire d’intelligence créée dans ses royaumes. » LU 119:6.4
La septième effusion fut faite sur Urantia sous la forme de Jésus de Nazareth. L’annonce que Micaël avait choisi Urantia comme théâtre de son effusion finale fut faite peu après la chute d’Adam et Ève. « Urantia est le sanctuaire sentimental de tout Nébadon ; la plus importante de dix-millions de planètes habitées, la demeure humaine de Christ Micaël, souverain de tout Nébadon, ministre Melchizédek auprès des royaumes, sauveur systémique, rédempteur adamique, compagnon séraphique, associé des esprits ascendants, progresseur morontiel, Fils de l’Homme dans la similitude de la chair mortelle et Prince Planétaire d’Urantia. Et vos Écritures disent la vérité en affirmant que ce même Jésus a promis de revenir, un jour, sur le monde de son effusion terminale, le Monde de la Croix. » LU 119:8.8
¶ But et principes de la septième effusion de Christ Michael
Le but de l’incarnation du Fils Créateur est triple :
a. Révéler la Trinité du Paradis aux personnalités de sa création. Lors de sa septième effusion, Jésus a donné à l’homme une révélation inégalée du Père Universel.
b. Présenter au Père céleste une représentation idéale de la créature et servir d’inspiration à toutes les personnalités de ce statut. Jésus sur Urantia était le mortel parfait et idéal de l’univers.
c. « Permettre à ces Créateurs de devenir des souverains sages, compatissants, justes et compréhensifs. » LU 119:0.4 « Il avait fallu presque un milliard d’années du temps d’Urantia pour parachever la carrière d’effusion de Micaël et pour procéder à l’établissement définitif de son autorité suprême dans l’univers de sa propre création. Micaël naquit créateur, il fut éduqué comme administrateur, formé comme directeur exécutif, mais il lui fallut gagner sa souveraineté par expérience. » LU 119:8.2
Puisque la révélation spirituelle est le facteur fondamental essentiel à la réalisation de la fraternité sur une planète aussi confuse et dévastée qu’Urantia, Christ Micaël a apparemment décidé d’utiliser Urantia pour son ultime effusion afin de témoigner de la sollicitude divine envers la plus petite et la plus basse des planètes et ainsi nous aider puissamment dans notre réhabilitation. Le fait que nous ne soyons pas prêts à apprécier pleinement son ministère unique explique probablement aussi la parution du Livre d’Urantia.
Jésus devait devenir entièrement et sans réserve dépendant du Père Universel pour une conduite sûre et une orientation dans sa carrière mortelle.
Emmanuel lui conseilla de mettre fin à la rébellion de Lucifer dans le système de Satania. Il devait accomplir cette tâche en tant que Fils de l’Homme.
Il lui fut conseillé de jouer un rôle d’enseignant. « Je vous conseille de jouer un rôle d’enseignant. Accordez d’abord votre attention à la libération et à l’inspiration de la nature spirituelle de l’homme. Ensuite, illuminez l’intellect humain obscurci, guérissez les âmes des hommes et libérez leur mental des peurs ancestrales. Et ensuite, selon votre sagesse mortelle, contribuez au bien-être physique et au confort matériel de vos frères dans la chair. Vivez une vie religieuse idéale pour l’inspiration et l’édification de tout votre univers. » LU 120:2.5
Il devait éviter toute immixtion dans la structure économique et les engagements politiques de la planète et n’interférer en aucune façon avec l’évolution progressive normale des races d’Urantia. Il ne devait laisser ni progéniture ni écrit sur la planète et s’efforcer d’éviter l’établissement d’un culte organisé.
Jésus a décidé de ne pas utiliser aucune des personnalités célestes de l’univers ou de s’engager dans un ministère de miracles à moins qu’il ne devienne évident que telle était la volonté du Père.
Il décida que, dans sa vie personnelle, il respecterait les lois naturelles établies. Il veillerait à sa sécurité humaine, mais n’aurait pas recours à des interventions surhumaines pour sa protection.
Il a décidé d’ignorer largement les espoirs messianiques, les Écritures hébraïques et les attentes juives dans la formulation de son ministère.
Il décida de faire confiance à son Père pour élaborer les détails de la procédure jour après jour – en toutes choses, il s’engagea à se soumettre à la volonté du Père. « Les mortels d’Urantia ont des concepts variables du miraculeux, mais pour nous, qui vivons comme citoyens de l’univers local, il y a peu de miracles, et, parmi eux, les effusions d’incarnation des Fils du Paradis sont de beaucoup les plus mystérieux. L’apparition d’un Fils divin dans et sur votre monde, par un processus apparemment naturel, nous la considérons comme un miracle — le fonctionnement de lois universelles qui dépassent notre entendement — Jésus de Nazareth était une personne miraculeuse. » LU 120:4.5
¶ Concepts du Royaume des Cieux et de la religion de Jésus
« Le royaume des cieux se compose de trois éléments essentiels : premièrement la reconnaissance du fait de la souveraineté de Dieu ; deuxièmement la croyance à la vérité de la filiation avec Dieu ; et troisièmement la foi dans l’efficacité du suprême désir humain de faire la volonté de Dieu — d’être semblable à Dieu. Et voici la bonne nouvelle de l’évangile : par la foi, chaque mortel peut posséder tous ces éléments essentiels du salut. » LU 140:10.9
« Le Maître a clairement indiqué que le royaume des cieux doit commencer par le double concept de la vérité de la Paternité de Dieu et du fait corrélatif de la fraternité des hommes, et être centré sur celui-ci. » LU 170:2.1 « Je vous exhorte à vous rappeler toujours que votre mission parmi les hommes consiste à proclamer l’évangile du royaume — la réalité que Dieu est le Père des hommes et la vérité qu’ils sont ses fils. Proclamez la vérité entière de la bonne nouvelle, et non pas seulement une partie de l’évangile sauveur. Votre message n’est pas modifié par l’expérience de ma résurrection. La filiation avec Dieu, par la foi, reste la vérité salvatrice de l’évangile du royaume. Vous irez prêcher l’amour de Dieu et le service des hommes. Ce que le monde a le plus besoin de savoir, c’est que les hommes sont les fils de Dieu et que, par la foi, ils peuvent effectivement réaliser cette vérité ennoblissante et en faire l’expérience quotidienne. Mon effusion devrait aider tous les hommes à savoir qu’ils sont les enfants de Dieu, mais cette connaissance sera insuffisante s’ils n’arrivent pas à saisir personnellement par la foi la vérité salvatrice qu’ils sont les vivants fils spirituels du Père éternel. L’évangile du royaume concerne l’amour du Père et le service de ses enfants sur terre. » LU 193:0.4
Le Maître a présenté cinq caractéristiques cardinales de l’Évangile du royaume :
a. La prééminence de l’individu.
b. La volonté comme facteur déterminant dans l’expérience de l’homme.
c. Communion spirituelle avec Dieu le Père.
d. La satisfaction suprême du service aimant de l’homme.
e. La transcendance du spirituel sur le matériel dans la personnalité humaine. LU 170:4.3
Les dernières paroles de Jésus concernant le royaume des cieux sont qu’il s’agit d’une communion enracinée dans l’expérience personnelle avec Dieu et ses semblables : « Le royaume est en vous. » « À différentes époques et dans des circonstances variées, il semble que Jésus ait présenté de nombreux concepts du “royaume” dans ses enseignements publics, mais il a toujours enseigné à ses apôtres que le royaume englobait l’expérience personnelle de l’homme en relation avec ses semblables sur terre et avec le Père céleste. Concernant le royaume, ses dernières paroles ont toujours été : “Le royaume est en vous.” » LU 170:1.9 « Jésus ne se lassait jamais de leur répéter que le royaume des cieux était leur expérience personnelle de réalisation des qualités supérieures de la vie spirituelle, que ces réalités de l’expérience spirituelle se traduisaient progressivement par des niveaux nouveaux et plus élevés de certitude divine et de grandeur éternelle. » LU 170:2.14
Le royaume des cieux est à la fois une réalité présente et une espérance future. Bien que Jésus n’ait jamais donné de définition précise et exhaustive du royaume, il a énuméré cinq phases de sa manifestation.
a. La communion spirituelle personnelle avec Dieu le Père.
b. Les développements sociaux d’une société motivés par la moralité supérieure et l’éthique avancée résultant du règne de Dieu dans le cœur des hommes.
c. La réalité et le ministère de la fraternité supramortelle des êtres spirituels invisibles, qui est active sur la terre et au ciel.
d. L’aube d’un nouvel ordre social, qui s’accompagnera d’une vie spirituelle améliorée – le prochain âge de l’homme.
e. L’accomplissement planétaire complet du royaume – l’âge spirituel de lumière et de vie. LU 170:4.1
Jésus a établi une voie nouvelle et vivante, qui libère l’homme de la peur animale et ouvre une vie nouvelle de liberté spirituelle. Cette vie élargie comprend sept dons précieux :
a. La possession d’un courage nouveau et d’une puissance spirituelle accrue. L’Évangile du Royaume devait libérer l’homme et l’inciter à espérer encore aujourd’hui la vie éternelle.
b. L’Évangile portait un message de nouvelle confiance et de véritable consolation pour tous les hommes, même pour les pauvres.
c. Il s’agissait en soi d’une nouvelle norme de valeurs morales, d’un nouveau critère éthique permettant de mesurer la conduite humaine. Il représentait l’idéal d’un nouvel ordre social.
d. Elle enseignait la prééminence du spirituel par rapport au matériel ; elle glorifiait les réalités spirituelles et exaltait les idéaux surhumains.
e. Ce nouvel Évangile considérait l’accomplissement spirituel comme le véritable but de la vie. La vie humaine était dotée d’une nouvelle valeur morale et d’une dignité divine.
f. Jésus enseignait que les réalités éternelles étaient le résultat (la récompense) d’efforts terrestres justes. Le séjour moral de l’homme sur terre a acquis de nouvelles significations suite à la reconnaissance d’une noble destinée.
g. Le nouvel évangile affirme que le salut humain est la révélation d’un dessein divin de grande portée qui doit être accompli et réalisé dans la destinée future du service sans fin des fils de Dieu sauvés. LU 170:2.1
Deux choses sont essentielles pour entrer dans le Royaume : une foi sincère et une soif de vérité. « Jésus a enseigné que, par la foi, le croyant entre dans le Royaume maintenant. » Dans ses divers discours, il a enseigné que deux choses sont essentielles à l’entrée dans le Royaume par la foi :
a. Foi, sincérité. Venir comme un petit enfant, recevoir le don de la filiation comme un don ; se soumettre à la volonté du Père sans questionnement, en toute confiance et en toute sincérité envers sa sagesse ; entrer dans le Royaume sans préjugés ni idées préconçues ; être ouvert d’esprit et disposé à apprendre comme un enfant non gâté.
b. La soif de vérité. La soif de droiture, un changement d’état d’esprit, l’acquisition de la motivation pour ressembler à Dieu et pour trouver Dieu. LU 170:2.18 « Les clefs du royaume des cieux sont la sincérité, plus de sincérité et encore plus de sincérité. Tous les hommes possèdent ces clefs. Les hommes s’en servent — élèvent leur statut spirituel — par des décisions, plus de décisions et encore plus de décisions. Le choix moral le plus élevé est celui de la plus haute valeur possible, et toujours — dans chaque sphère et dans toutes les sphères — c’est le choix de faire la volonté de Dieu. Si un homme effectue ce choix, il est grand, même s’il n’est que le plus humble citoyen de Jérusem ou même le plus insignifiant mortel d’Urantia. » LU 39:4.14
Jésus a donné à l’humanité un nouveau commandement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » « En vous donnant ce nouveau commandement, je ne charge vos âmes d’aucun fardeau supplémentaire ; je vous apporte plutôt une nouvelle joie et je vous donne la possibilité d’éprouver un nouveau plaisir en connaissant les délices d’effuser l’affection de votre cœur sur vos semblables. » LU 180:1.2
« Je vous envoie non pour aimer l’âme des hommes, mais plutôt pour aimer les hommes. Il ne suffit pas que vous proclamiez les joies du ciel ; il faut aussi que vous démontriez les réalités d’esprit de la vie divine dans votre expérience quotidienne, puisque vous avez déjà, par votre foi, la vie éternelle comme don de Dieu. … Que la foi révèle votre lumière au monde ; que la révélation de la vérité ouvre les yeux aveuglés par la tradition ; que votre service aimant détruise efficacement les préjugés engendrés par l’ignorance. En vous rapprochant ainsi de vos contemporains par une sympathie compréhensive et par un dévouement désintéressé, vous les conduirez au salut par la connaissance de l’amour du Père. Les Juifs ont prôné la bonté, les Grecs ont exalté la beauté, les Hindous prêchent la dévotion ; les lointains ascètes enseignent le respect ; les Romains exigent la fidélité ; mais, moi, je demande que la vie de mes disciples soit même une vie de service aimant pour vos frères dans la chair. » LU 191:5.3
Jésus a mis l’accent sur la croissance et le développement équilibrés de la personnalité. Il a enseigné aux hommes à intégrer et à maîtriser leur moi total. Il a déploré la tendance étroite de l’homme à la surspécialisation, soulignant que même les vertus, poussées à l’extrême, peuvent se transformer en vices. Nous devons faire preuve de tempérance, de cohérence et de bon jugement dans notre adaptation aux situations de la vie. « L’éducation devrait être une technique pour apprendre (découvrir) les meilleures méthodes de satisfaire nos impulsions naturelles et héréditaires. Le bonheur est la résultante finale de ces techniques améliorées de satisfaction émotive. Le bonheur dépend peu du milieu, bien qu’une ambiance agréable puisse beaucoup y contribuer. » LU 140:4.10
« Même l’éducation laïque pourrait aider à cette grande renaissance spirituelle si elle voulait prêter plus d’attention à la tâche d’apprendre aux jeunes comment s’engager dans des projets de vie et de développement du caractère. Le but de toute éducation devrait consister à entretenir et à poursuivre le dessein suprême de la vie, le développement d’une personnalité pleine de majesté et bien équilibrée. Il y a grand besoin d’enseigner la discipline morale à la place de tant de satisfactions égoïstes. » LU 195:10.17
« Les caractères forts ne se forment pas en ne faisant pas le mal, mais plutôt en faisant réellement le bien. Le désintéressement est l’insigne de la grandeur humaine. Les plus hauts niveaux de réalisation de soi sont atteints par l’adoration et le service. La personne heureuse et efficace est motivée par l’amour de bien faire et non par la peur de mal faire. » « À défaut de but méritoire, la vie devient sans intérêt et sans profit, et il en résulte beaucoup de malheurs. Le discours de Jésus à l’ordination des douze constitue une philosophie magistrale de la vie. Jésus exhorta ses disciples à exercer une foi expérientielle. Il les avertit qu’il ne fallait pas se borner à dépendre d’un assentiment intellectuel, de la crédulité ou de l’autorité établie. » LU 140:4.6,9
« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui gouverne sa propre vie est plus grand que celui qui conquiert une ville. La maîtrise de soi est la mesure de la nature morale de l’homme et l’indicateur de son développement spirituel. » « Par l’ancienne voie, vous cherchez à supprimer, à obéir et à vous conformer à des règles de vie ; par la nouvelle voie, vous êtes d’abord transformés par l’Esprit de Vérité et, par là même, fortifiés dans la profondeur de votre âme par le constant renouvèlement spirituel de votre mental ; vous êtes, alors, dotés du pouvoir d’accomplir avec certitude et joie la gracieuse, acceptable et parfaite volonté de Dieu. … La nouvelle loi de l’esprit vous dote de la liberté due à la maitrise de soi, qui remplace l’ancienne loi de la peur d’être esclave de soi et de l’esclavage du renoncement à soi. » LU 143:2.4
Jésus est la lentille spirituelle à travers laquelle les hommes peuvent voir le Père Universel. Il est le pont entre l’homme et Dieu et lui a apporté la finalité du salut. « L’enseignement de Jésus constitue la première religion urantienne qui a pleinement embrassé une coordination harmonieuse de connaissance, de sagesse, de foi, de vérité et d’amour au point d’apporter simultanément tranquillité temporelle, certitude intellectuelle, illumination morale, stabilité philosophique, sensibilité éthique, conscience de Dieu et assurance de survie personnelle. La foi de Jésus a montré la voie vers la finalité du salut humain, vers l’accomplissement ultime de l’univers mortel, puisqu’elle prévoyait :
a. Le salut des entraves matérielles dans la réalisation personnelle de la filiation avec Dieu, qui est esprit.
b. Le salut de l’esclavage intellectuel : l’homme connaîtra la vérité et la vérité le rendra libre.
c. Le salut de la cécité spirituelle, la réalisation humaine de la fraternité des êtres mortels et la conscience morontienne de la fraternité de toutes les créatures de l’univers ; le service-découverte de la réalité spirituelle et le ministère-révélation de la bonté des valeurs spirituelles.
d. Le salut de l’incomplétude du soi par l’atteinte des niveaux spirituels de l’univers et par la réalisation éventuelle de l’harmonie de Havona et de la perfection du Paradis.
e. Le salut de soi, la délivrance des limitations de la conscience de soi par l’atteinte des niveaux cosmiques de l’esprit suprême et par la coordination avec les accomplissements de tous les autres êtres conscients de soi.
f. Le salut du temps, l’accomplissement de la vie éternelle et de la progression sans fin dans la reconnaissance et le service de Dieu.
g. Le salut du fini, l’unité parfaite avec la Déité dans et par le Suprême par laquelle la créature tente la découverte transcendantale de l’Ultime sur les niveaux postfinalitaires de l’absonite. LU 101:6.8
L’enseignement de Jésus dissociait la superstition, la magie, la mythologie et le dogmatisme de la vraie religion. « L’origine magique et mythologique de la religion naturelle n’invalide ni la réalité, ni la vérité des religions ultérieures de révélation, ni le parfait évangile sauveur de la religion de Jésus. La vie et les enseignements de Jésus ont définitivement dépouillé la religion des superstitions de la magie, des illusions de la mythologie et de l’esclavage du dogmatisme traditionnel. Mais la magie et la mythologie primitives avaient très efficacement préparé le chemin à une religion ultérieure et supérieure en admettant l’existence et la réalité de valeurs et d’êtres supramatériels. » LU 103:9.4
« Jésus enseigna maintes fois à ses apôtres que nulle civilisation ne peut survivre longtemps à la perte de ce qu’il y a de meilleur dans sa religion. Il ne se lassa jamais de signaler aux douze le grave danger de substituer des cérémonies et des symboles religieux à l’expérience religieuse. Toute sa vie terrestre fut consacrée à dégeler les formes cristallisées de la religion pour leur donner la libre fluidité d’une filiation éclairée. » LU 155:3.8
« Jusqu’à ce que les races deviennent très intelligentes et plus complètement civilisées, on verra subsister beaucoup de ces cérémonies enfantines et superstitieuses, si caractéristiques des pratiques religieuses évolutionnaires des peuples primitifs et arriérés. Jusqu’à ce que la race humaine atteigne le niveau d’une reconnaissance plus élevée et plus générale des réalités de l’expérience spirituelle, un grand nombre d’hommes et de femmes continueront à faire montre d’une préférence personnelle pour les religions d’autorité n’exigeant qu’un assentiment intellectuel, plutôt que pour la religion de l’esprit, qui implique une participation active du mental et de l’âme à l’aventure de la foi consistant à être aux prises avec les rigoureuses réalités de l’expérience humaine progressive. » LU 155:5.8
« La religion d’autorité peut communiquer, dans l’immédiat, le sentiment d’une sécurité assurée, mais le prix que vous payez, pour cette satisfaction temporaire, est la perte de votre liberté spirituelle et religieuse. Comme prix d’entrée dans le royaume des cieux, mon Père ne vous demande pas de vous forcer à croire à des choses spirituellement répugnantes, impies et mensongères. On n’exige pas que vous outragiez vos propres sentiments de miséricorde, de justice et de vérité en vous soumettant à un système désuet de formalités et de cérémonies religieuses. La religion de l’esprit vous laisse perpétuellement libres de suivre la vérité, où que vous emmènent les directives de l’esprit. Et qui peut juger — cet esprit pourrait peut-être communiquer à cette génération quelque chose que les précédentes ont refusé d’entendre ? » LU 155:6.5
« Honte à ces faux éducateurs religieux qui voudraient ramener les âmes assoiffées dans l’obscur et lointain passé pour les y abandonner ! Ces personnes infortunées sont alors condamnées à s’effrayer de toute nouvelle découverte et à être décontenancées par chaque nouvelle révélation de la vérité. Le prophète qui a dit : « Celui dont le mental est fixé sur Dieu sera gardé dans une paix parfaite » n’était pas un simple croyant intellectuel à une théologie d’autorité. Cet humain connaissant la vérité avait découvert Dieu ; il ne se bornait pas à parler de Dieu. » « Je vous recommande de perdre l’habitude de toujours citer les prophètes de jadis et de louer les héros d’Israël. Au lieu de cela, aspirez à devenir des prophètes vivants du Très-Haut et des héros spirituels du royaume qui vient. Il est peut-être bon d’honorer les chefs du passé qui connaissaient Dieu, mais pourquoi, en faisant cela, sacrifieriez-vous l’expérience suprême de l’existence humaine : trouver Dieu pour vous-mêmes et le connaitre dans votre propre âme ? » LU 155:6.6-7
L’Évangile du Royaume a été temporairement déformé par la théologie paulinienne. « Les idées et les idéaux de Jésus, incarnés dans l’enseignement de l’Évangile du Royaume, ont failli échouer à se réaliser, ses disciples ayant progressivement déformé ses déclarations. » La conception du Royaume du Maître a été sensiblement modifiée par deux grandes tendances :
a. Les croyants juifs persistaient à le considérer comme le Messie. Ils croyaient que Jésus reviendrait très bientôt pour établir un royaume universel et plus ou moins matériel.
b. Les chrétiens païens commencèrent très tôt à accepter les doctrines de Paul, ce qui conduisit de plus en plus à la croyance générale que Jésus était le Rédempteur des enfants de l’Église, le successeur nouveau et institutionnel du concept antérieur de fraternité purement spirituelle du Royaume. « L’Église, en tant que conséquence sociale du royaume, aurait été entièrement naturelle et même désirable. Le mal de l’Église ne fut pas son existence, mais plutôt le fait qu’elle supplanta presque complètement le concept du royaume présenté par Jésus. L’Église de Paul, élevée au rang d’institution, se substitua pratiquement au royaume des cieux que Jésus avait proclamé. » Mais n’en doutez pas, ce même royaume des cieux, dont le Maitre enseigna l’existence dans le cœur des hommes, sera encore proclamé à cette Église chrétienne, ainsi qu’à toutes les autres religions, races et nations de la terre — et même à chaque individu. » LU 170:5.8
« Tôt ou tard, un Jean le Baptiste nouveau et plus grand se dressera en proclamant que « le royaume de Dieu est à portée de la main » — signifiant un retour au concept supérieur de Jésus qui proclamait que le royaume est la volonté de son Père céleste, dominante et transcendante, dans le cœur des croyants. Et il accomplira tout cela sans faire la moindre allusion à l’Église terrestre visible, ni à la seconde venue anticipée du Christ. » LU 170:5.19
¶ Les résultats de la vie et des enseignements de Jésus
Christ Michael règne désormais en tant que Maître Michael, Souverain de l’Univers de Nébadon. L’Esprit de Vérité a été répandu sur notre planète et tous les êtres humains normaux reçoivent des Ajusteurs de Pensée.
La rébellion de Lucifer est techniquement terminée.
a. Lucifer est prisonnier sur le satellite numéro un du groupe des sphères de transition du Père, Jérusalem. Satan est désormais détenu sans réserve sur les mondes-prison de Jérusalem. Depuis la Pentecôte, Caligastia et Daligastia sont soumis aux Ajusteurs de Pensée et à l’Esprit de Vérité. Ils sont relativement impuissants depuis l’époque du Christ.
b. Les premières démarches pour entendre le cas de la rébellion de Lucifer ont été entreprises devant les tribunaux d’Uversa.
La révélation que Jésus a apportée à notre planète, combinée à son Esprit de Vérité, a libéré la religion des sacerdoces, institutions, formes et cérémonies spécifiques. Cette nouvelle libération du pouvoir spirituel a mis fin à la domination du simple pouvoir physique. LU 194:3.10 L’homme dispose désormais du point d’appui spirituel pour vaincre le mal par le bien, vaincre la haine par l’amour et détruire la peur par une foi vivante.
L’Évangile de Jésus a déjà apporté un nouvel ordre social. La religion de Jésus est l’influence unificatrice la plus puissante que le monde ait jamais connue. LU 194:3.17
Le pouvoir d’attraction spirituelle de Christ Micaël, combiné au ministère du Saint-Esprit et à la direction des Ajusteurs de Pensée intérieurs, a amené notre monde au seuil de l’une des plus grandes avancées de son histoire. « Urantia frémit maintenant au bord même d’une de ses époques les plus stupéfiantes et passionnantes de rajustement social, de stimulation morale et d’illumination spirituelle. » LU 195:9.2 « Ne vous découragez pas ; l’évolution humaine est toujours en cours, et la révélation de Dieu au monde, en Jésus et par lui, ne faillira pas. » LU 196:3.30
Le plan de ce nouvel âge sous le règne du Christ Michel est résumé dans les transformations personnelles et les ajustements planétaires suivants.
a. Fraternité sociale. Nous devons multiplier les contacts sociaux à travers le monde, développer un langage commun et favoriser les échanges internationaux d’étudiants, d’enseignants, d’industriels et de philosophes religieux.
b. Mutualisation intellectuelle. La communication et les voyages à travers le monde doivent permettre une connaissance directe de toutes les races et de tous les peuples. Un libre échange littéraire et culturel doit exister entre toutes les nations.
c. Éveil éthique. L’intolérance humaine, l’orgueil national et la jalousie raciale doivent être démasqués par une conscience éthique plus profonde, qui mène à la perspicacité spirituelle nécessaire à l’unification de l’humanité.
d. Sagesse politique. Seule la maturité émotionnelle peut conduire l’homme à la maîtrise de soi et aux techniques politiques indispensables à l’élimination de la guerre.
e. Vision spirituelle. Le moyen le plus rapide de réaliser la fraternité humaine est d’opérer la transformation spirituelle de l’humanité actuelle. La fraternité trouve son origine dans la reconnaissance de la paternité de Dieu. LU 52:6.2
La foi de Jésus nous enseigne que la religion – la communion avec Dieu – est l’expérience suprême de l’homme. Elle unifie et intègre toute la vie. « Le grand défi lancé à l’homme moderne consiste à établir de meilleures communications avec le divin Moniteur qui habite le mental humain. La plus grande aventure de l’homme dans la chair est son effort sain et équilibré pour repousser les frontières de la conscience de soi à travers les domaines imprécis de la conscience embryonnaire de l’âme, dans un effort sincère pour atteindre la région frontière de la conscience de l’esprit — le contact avec la divine présence. » LU 196:3.34