Révélation La révélation d’époque est périodique, successive et évolutive. Dans la mesure où l’Esprit intérieur révèle la vérité aux individus, la révélation est continue. La révélation surpasse toujours les religions de l’évolution.
La vision de Dieu du Livre d’Urantia: Les concepts traditionnels et les concepts contemporains — tels que ceux de la Théologie du Processus — sont élargis, améliorés et intégrés.
Cosmologie: Le livre présente une cosmologie physique et spirituelle intégrée décrivant un vaste système hiérarchique de personnalités administratives et ministérielles spirituelles.
Christologie et plan du salut : Jésus est présenté comme véritablement humain et véritablement divin. En plus d’être le Sauveur de l’humanité, il est présenté comme un Fils Créateur, très proche de la vision présentée dans le prologue de Jean, Col. 1:15-16 et Hébreux 1:2.
C. Le Plan du Salut Tous sont sauvés ceux qui ont foi en la plus haute source de vérité, de beauté et de bonté (Dieu) à leur disposition et parviennent à une relation personnelle avec le Père Universel par le ministère médiateur de Jésus.
L’Église et le Royaume des Cieux: Les institutions religieuses ont une valeur, mais ne sont que des institutions sociales. Le Royaume de Dieu est une relation spirituelle avec Dieu et les autres êtres humains qui transcende les institutions sociales.
Prière et adoration : La nature et l’effet de la prière et de l’adoration sont traités en détail, et des lignes directrices pour une prière plus efficace sont fournies. L’adoration est le plus grand privilège et le premier devoir de toute intelligence créée.
¶ I. Le point de vue du Livre d’Urantia sur la révélation
La révélation d’époque est périodique, successive et évolutive. Dans la mesure où l’Esprit intérieur révèle la vérité aux individus, la révélation est continue. LU 101:2.10
La connaissance doit être acquise par la découverte évolutionnaire, mais elle est intégrée et dotée d’une valeur spirituelle par la révélation. Cela permet de gagner beaucoup de temps en éliminant les erreurs et les distorsions de l’évolution. LU 101:4.5
La révélation n’est jamais trop éloignée des processus de pensée de l’époque où elle est donnée. Elle est solidement ancrée dans les fondements évolutionnaires. LU 92:4.1, LU 101:2.2
La révélation élargit et améliore les religions de l’évolution. LU 92:4.1
La révélation coordonne et intègre la science, la philosophie et la religion aux vérités de la réalité. Elle comble les lacunes conceptuelles. LU 42:4.7, LU 101:2.2, LU 103:6.12, LU 103:7.8
La révélation ne peut être validée que par l’expérience. LU 101:2.4
La révélation n’est jamais complète tant que nous n’avons pas rencontré le Père Universel. LU 92:4.9
Le Livre d’Urantia devrait être évalué par la qualité de son contenu de vérité, et non par ses prétentions révélatrices.
Historiquement, la vérité spirituelle nouvelle a reçu un traitement particulier. Les fanatiques religieux ou fondamentalistes la dénoncent comme une « hérésie » ou la qualifient d’« œuvre du diable », comme les pharisiens l’ont fait pour les enseignements de Jésus. Les structures de pouvoir de la société l’ignorent généralement soigneusement ou la méprisent, comme les sadducéens l’ont fait pour Jésus, jusqu’à ce que les répercussions de son message commencent à exiger leur attention.
Les grandes transformations religieuses et spirituelles de la société ont toujours été le résultat de transformations à la base ; les gens ordinaires, avides de vérité spirituelle, accueillent avec joie la vérité libératrice. Le Livre d’Urantia offre un festin de vérité spirituelle à un monde affamé, de plus en plus désillusionné par ses institutions religieuses.
Le Père Universel est le Dieu de toute création. LU 1:0.1 Dieu est esprit et nous devrions le considérer comme le créateur, le contrôleur et le soutien infini de toutes choses. LU 1:3.1 En science, Dieu est considéré comme une cause, en philosophie comme une réalité ultime, et en religion comme un Père aimant. LU 4:4.7
Dieu est une personne qui peut connaître et être connue ; il est la source de la personnalité. LU 1:5.16 La conduite de Dieu est personnelle, consciente et volontaire. Il n’est pas esclave de sa propre perfection et de son infinité. LU 12:7.6
Dieu n’est pas seulement synonyme de nature, de loi, de beauté ou d’amour. Il n’est pas « l’œuvre la plus noble de l’homme », ni une créature humaine ou mécanique. Il est une réalité transcendante. LU 1:2.1
Dieu est infini, éternel, juste, aimant, miséricordieux, omnipotent, omniprésent, omniscient et primordial. Voir Fascicule 3
Dieu est celui qui nous accorde la personnalité et il habite en nous. En lui nous vivons, nous nous mouvons et nous existons. LU 5:6.1, LU 12:7.12
Le Fils est la nature spirituelle et personnelle de Dieu manifestée aux univers. LU 6:7.3 Il est le Verbe éternel de Dieu. LU 6:1.4, LU 12:7.12 Le Fils Éternel est le grand ministre de miséricorde envers toute la création. LU 6:2.2
« Le Fils Éternel est une révélation complète, exclusive, universelle et finale de l’esprit et de la personnalité du Père Universel. » LU 77:7.1
L’attraction gravitationnelle spirituelle du Fils Éternel constitue le secret de l’ascension au Paradis des mortels survivants. LU 7:3.2
Les Fils du Fils Éternel peuvent s’incarner dans la chair mortelle. LU 7:5.4
L’Esprit Infini est l’agent efficace de l’exécution du plan Père-Fils pour la croissance spirituelle et l’accès au Paradis. Dieu est amour ; le Fils est miséricorde ; et l’Esprit est ministère. LU 8:3.5, LU 9:0.3
L’Esprit Infini est le corrélateur de toute réalité actuelle – le manipulateur d’énergie, le mental absolu et la source du circuit mental-gravité, ainsi qu’un ministre des personnalités. LU 8:6.1, LU 9:1.3, LU 9:4.2, LU 9:6.1
Le ministère de la Trinité du Paradis est coordonné. LU 3:6.8
Dieu le Suprême est le Dieu actualisateur du temps et de l’espace. LU 0:2.12 Il est la personnalisation de la totalité de l’expérience de l’univers évolutionnaire. LU 118:9.9 Le Suprême grandit à mesure que les personnalités des univers en évolution atteignent la ressemblance divine.
Ce concept est très proche des concepts contemporains de déité présents dans les écrits de Jung, Tillich, Teilhard de Chardin et Whitehead. La théologie du processus, issue de la philosophie whiteheadienne, évoque la nature « primordiale » de Dieu (JE SUIS, Trinité du Paradis, Absolus) et sa nature « conséquente » (Suprême). L’« univers comme organisme vivant » de Whitehead est parallèle au concept de Dieu le Suprême tel que présenté dans Le Livre d’Urantia. Ce concept de Dieu le Suprême présente également des parallèles avec l’idée d’« immanence de Dieu » telle qu’elle est développée dans la théologie traditionnelle.
Avec Dieu le Suprême, il faut agir aussi bien qu’être. LU 115:0.1 Le Suprême est le catalyseur de toute croissance universelle. LU 117:3.13
À la fin de l’âge actuel de l’univers, l’Être Suprême fonctionnera comme souverain expérientiel du grand univers. LU 117:2.7
L’homme discerne progressivement Dieu grâce au ministère de Dieu le Septuple. C’est l’« échelle spirituelle » par laquelle l’homme gravit l’univers depuis son origine planétaire jusqu’au Paradis. Les mortels de notre univers rencontrent Dieu successivement dans l’ordre suivant :
a. Christ Michel (Jésus, le Fils créateur de notre univers local)
Malgré la complexité des manifestations de la Déité dans l’univers des univers, Dieu est un et son ministère est uni. LU 56:0.1, LU 34:5.2
« Bien que la Divinité puisse être plurielle dans sa manifestation, dans l’expérience humaine, la Déité est singulière, toujours une. Le ministère spirituel n’est pas non plus pluriel dans l’expérience humaine. Indépendamment de la pluralité de leurs origines, toutes les influences spirituelles sont une dans leur fonction. » LU 34:5.2
¶ VI. Le concept JE SUIS - La Première Source et le Premier Centre
Le JE SUIS acquiert sa personnalité en devenant le Père du Fils Éternel et de l’Esprit Infini. Parallèlement à la différenciation du Fils et de l’Esprit d’avec le Père, l’île du Paradis et l’Univers Central ont vu le jour. (En réalité, la Trinité du Paradis, le Paradis et l’Univers Central ont toujours existé.) LU 0:3.15
Le JE SUIS possède des qualités existentielles et potentielles de réalité exprimées par l’interaction de sept Absolus :
La Première Source et Centre - Le Père Universel.
La Deuxième Source et Centre - Le Fils Éternel.
La Troisième Source et Centre – L’Esprit Infini.
L’île du Paradis - la source de toute l’énergie de l’univers et du contrôle de la gravité.
L’Absolu de la Déité - la source des potentiels causaux et de personnalité de l’univers.
L’Absolu Non Qualifié - la source des potentiels statiques-réactifs et de capacité infinie de l’univers.
L’Absolu Universel – la source de l’unité et de l’intégration de l’univers. LU 105:1.1
Dieu, en tant que Source et Centre Premier, est primordial par rapport à la réalité totale et n’est limité que par la volonté. LU 0:12.2
« La Source-Centre Première est cette infinité qui transcende sans réserve tout mental, toute matière, tout esprit. » LU 1:7.7
Le Livre d’Urantia réalise une intégration cohérente des théologies trinitaires et du processus, combinant le meilleur des concepts traditionnels de Dieu avec les concepts dynamiques les plus significatifs d’aujourd’hui (Tillich, Teilhard de Chardin, Whitehead).
Bien que le concept de Dieu soit considérablement développé dans Le Livre d’Urantia, il est enraciné dans les perspectives théologiques judéo-chrétiennes.
La principale contribution de la vision de Dieu du Livre d’Urantia est qu’elle élargit et intègre les concepts traditionnels d’une manière qui éclaire les valeurs spirituelles tout en stimulant simultanément une réflexion nouvelle et créative sur les significations théologiques et philosophiques.
Une description simplifiée de l’univers astronomique, du centre vers l’extérieur, commence par l’Île du Paradis, entourée du milliard de mondes modèles parfaits de l’univers central, Havona. Cette création centrale est englobée par sept superunivers évolutionnaires et leurs milliards de planètes habitées, le tout encerclé par quatre gigantesques niveaux d’espace extérieur. LU 12:1.3, LU 15:2.2
a. Le Paradis, l’univers central et les sept superunivers pris ensemble sont connus sous le nom de Grand Univers qui est habité.
b. Le grand univers plus les quatre niveaux de l’espace extérieur, qui ne sont pas habités actuellement, sont connus sous le nom de Maître Univers.
c. Les superunivers sont subdivisés en secteurs majeurs et mineurs, univers locaux, constellations, systèmes et planètes individuelles.
Le Paradis est la source absolue et le point focal éternel de toute énergie-matière et de toute gravité matérielle. LU 11:8.2
Cette cosmographie physique correspond approximativement aux connaissances ou hypothèses de l’astronomie contemporaine. Orvonton, le septième superunivers, par exemple, est identifié à la Voie lactée, et la plupart de ses principales divisions ont été identifiées par nos astronomes. LU 15:2.10
Les auteurs rapportent que l’espace de l’univers se dilate et se contracte selon des cycles de deux milliards d’années. LU 11:5.9 Ils font de nombreux commentaires qui se rapportent aux concepts et aux données astronomiques actuels.
Les auteurs nous avertissent cependant qu’en raison des restrictions imposées à l’activité de révélation, la science et la cosmologie du Livre d’Urantia ne sont pas inspirées. Si la perspicacité spirituelle est un don de révélation, la connaissance et la sagesse humaines doivent évoluer. Très bientôt, nous disent-ils, la science du Livre d’Urantia sera dépassée. LU 101:4.2
La cosmologie physique du Livre d’Urantia représente le meilleur de la connaissance humaine au moment de sa compilation au milieu des années 1930.
Les activités et l’entraînement morontiels post-mortels (en partie matériels, en partie spirituels) et spirituels se déroulent sur des sphères architecturales. Ces mondes-sièges spécialement construits et leurs satellites sont répartis dans tout le grand univers, conformément à la cosmographie géographique et hiérarchique des créations matérielles : systèmes, constellations, sièges d’univers locaux, secteurs mineurs, secteurs majeurs, sièges de superunivers, le milliard de sphères de l’univers central et l’Île du Paradis.
Chacune de ces sphères ascendantes est présidée par une hiérarchie de personnalités spirituelles administratives. À chaque niveau, les activités et la formation spirituelles deviennent progressivement plus élevées.
a. Notre système, Satania, est supervisé par un Fils Lanonandek, Lanaforge, connu comme le souverain de notre système. Lucifer fut autrefois notre souverain, mais il fut destitué suite à sa rébellion. LU 45:2.1 [Pour plus d’informations sur la rébellion de Lucifer, voir « Le Manifeste de Lucifer », UB 53:3.1]
b. Notre constellation, Norlatiadek, est gouvernée par trois Fils Vorondadek, connus sous le nom de Très Hauts. En raison de la rébellion de Lucifer, ils ont été particulièrement actifs dans la supervision de notre planète. LU 43:3.1
c. Notre univers local, Nébadon, composé de dix millions de mondes habités (une fois achevé), est gouverné par un Fils Micaël Souverain, souvent appelé Christ Micaël. Après son effusion sur notre planète sous le nom de Jésus de Nazareth, le Père Universel lui a conféré une autorité complète sur notre univers. Il est une révélation parfaite du Père Universel et du Fils Éternel à tous les habitants de notre univers. Tous ceux qui vont au Père dans notre univers passent par son ministère aimant dans l’univers local. LU 33:1.1
Les aspects physiques, mentaux et spirituels des divers niveaux de la création sont intégrés, corrélés et unifiés par un plan divin superbe et un dessein éternel. LU 56:1.1
« Chaque impulsion de chaque électron, pensée ou esprit est une unité active dans tout l’univers… L’univers est un tout : nulle chose, nul être n’existent ni ne vivent dans l’isolement. » LU 56:10.14
Jésus était l’incarnation d’un Fils Créateur de l’ordre de Micaël. Il est connu dans notre univers sous le nom de Christ Micaël. Daniel 12:1, Apoc. 12:7, LU 21:0.1
a. Les Fils Créateurs sont créés par le Père Universel et le Fils Éternel. Chacun est unique par sa nature et sa personnalité. LU 21:0.5
b. Ils sont les créateurs et les dirigeants des univers locaux, tels que décrits dans le prologue de l’Évangile de Jean. Jean 1:1-18, Col. 1:15-16, Hébreux 1:2 Christ Michel est le créateur de notre univers, Nébadon. LU 21:2.1, LU 33:1.1
c. Dans leurs univers locaux, ces Micaëls Créateurs sont les « fils uniques ». Pour un univers local, à toutes fins pratiques, un Fils Micaël est Dieu. Nul de ceux qui vivent dans son univers ne s’approche du Père que par son ministère. LU 5:3.6Jean 14:6
Chaque Fils Micaël doit gagner sa souveraineté en s’incarnant à l’image des différents ordres d’êtres créés dans son univers. Jésus de Nazareth fut la septième et dernière effusion du Christ Micaël. LU 120:1.1 Le Christ règne désormais en Souverain dans notre univers. Matthieu 28:18, Jean 12:32.
¶ B. L’effusion du Christ Michel sur notre planète en tant que Jésus de Nazareth
Les objectifs de la mission de Jésus étaient les suivants :
b. Jésus reçut sa première formation et son éducation à la maison et à la synagogue. Il obtint son diplôme de l’école de la synagogue à l’âge de 13 ans. À 14 ans, son père fut tué dans un accident de chantier et Jésus devint le seul soutien et réconfort de sa famille. LU 126:2.1
c. De l’âge de 15 à 26 ans, Jésus a été le chef de sa famille, après quoi son frère, Jacques, a repris les responsabilités familiales.
d. Au cours des années 27 à 32, Jésus a exercé un ministère privé et personnel, voyageant largement dans le monde romain et dans la région de la mer Caspienne et travaillant dans l’atelier de construction de bateaux de Zébédée.
e. Jésus fut baptisé par Jean-Baptiste le 14 janvier 26 apr. J.-C., dans sa 32e année. Il passa la majeure partie de l’année suivante à sélectionner et à former ses apôtres. Son ministère public commença le 19 janvier 27 apr. J.-C. et prit fin lors de sa crucifixion le 7 avril 30 apr. J.-C. LU 135:8.6, LU 141:1.1, LU 187:2.1
f. Le 9 avril 30 apr. J.-C., Jésus sortit du tombeau avec un corps morontiel – le même genre de corps que les mortels auront lorsqu’ils ressusciteront du sommeil de la mort. LU 189:1.10
g. Durant son séjour sur notre planète après sa résurrection, Jésus fit 19 apparitions aux mortels. Son ascension eut lieu le 18 mai 30 apr. J.-C. LU 193:5.1
La mort de Jésus sur la croix n’avait pas pour but d’expier les péchés d’Adam ni la prétendue culpabilité raciale de l’homme. Jésus est un sauveur, mais pas un rançonneur ni un rédempteur. [Voir « Signification de la mort sur la croix », LU 188:4.1,] [Voir aussi « Leçons de la croix » LU 188:5.1]
a. Le mal, le péché et le jugement sont des réalités sévères et sobres dans l’univers ; néanmoins, le Père Universel n’est pas un despote spirituel qui exige un sacrifice sanglant ou l’expiation des péchés. LU 188:5.1 « La croix démontre à jamais que l’attitude de Jésus envers les pécheurs n’était ni condamnation ni pardon, mais plutôt salut éternel et aimant. » LU 188:5.2
b. En permettant à des mortels égarés de le mettre à mort, Jésus a fait de la croix un symbole éternel du triomphe de l’amour sur la haine et de la victoire de la vérité sur le mal.
Le plan de salut en sept volets offert par Jésus :
Le salut des entraves matérielles dans la réalisation personnelle de la filiation avec Dieu, qui est esprit.
Le salut de l’esclavage intellectuel : l’homme connaîtra la vérité, et la vérité le rendra libre.
Le salut de la cécité spirituelle, la réalisation humaine de la fraternité des êtres mortels et la conscience morontienne de la fraternité de toutes les créatures de l’univers ; le service-découverte de la réalité spirituelle et le ministère-révélation de la bonté des valeurs spirituelles.
Le salut de l’incomplétude du soi par l’atteinte des niveaux spirituels de l’univers et par la réalisation éventuelle de l’harmonie de Havona et de la perfection du Paradis.
Le salut de soi, la délivrance des limitations de la conscience de soi par l’atteinte des niveaux cosmiques de l’esprit suprême et par la coordination avec les accomplissements de tous les autres êtres conscients de soi.
Le salut du temps, l’accomplissement d’une vie éternelle de progression sans fin dans la reconnaissance et le service de Dieu.
Le salut du fini, l’unité parfaite avec la Déité dans et par le Suprême par laquelle la créature tente la découverte transcendantale de l’Ultime sur les niveaux postfinalitaires de l’absonite. LU 101:6.8
La survie après la mort est déterminée par l’affirmation de la vérité, de la beauté et de la bonté (Dieu), à mesure que la personne comprend sincèrement ces valeurs. Nous sommes sauvés par la foi. LU 5:1.1, LU 5:5.13
La mort n’opère aucune magie qui nous transformerait instantanément d’êtres matériels d’origine animale en êtres spirituels parfaits. Nous progressons dans l’univers par la croissance évolutive et l’expérience. L’univers entier est une vaste école de perfectionnement des mortels.
a. Ceci est dû au mandat suprême du Père :
« Du Père Universel qui habite l’éternité est venu le mandat suprême : « Soyez parfaits, comme je suis parfait. » Avec amour et miséricorde, les messagers du Paradis ont transmis cette exhortation divine à travers les âges et les univers, même à des créatures d’origine animale aussi humbles que la race humaine sur Urantia. » LU 1:3.1
b. Nous avons un long voyage vers le Paradis devant nous :
« Les mortels évolutionnaires naissent sur les planètes de l’espace, traversent les mondes morontiels, ascensionnent les univers spirituels, traversent les sphères de Havona, trouvent Dieu, atteignent le paradis et sont enrôlés dans le Corps de la Finalité, en attendant leur prochaine affectation de service universel… Et tandis que nous contemplons ce spectacle sublime, nous nous exclamons tous : « Quelle destinée glorieuse pour les enfants du temps d’origine animale, les fils matériels de l’espace ! » LU 31:10.10
Malgré l’imperfection, la souffrance et les déceptions inhérentes à cette vie, nous avons devant nous un grand destin fait d’opportunités illimitées, de progrès illimités et de service sans fin. LU 32:5.1, LU 108:6.8
« La confusion et le tumulte sur Urantia ne signifient pas que les Chefs du Paradis manquent d’intérêt ou d’aptitude à diriger différemment les affaires. Les Créateurs possèdent les pleins pouvoirs pour faire d’Urantia un véritable paradis, mais un tel Éden ne contribuerait pas à développer les caractères vigoureux, nobles et expérimentés que les Dieux sont en train de forger avec tant de certitude sur votre monde, entre les enclumes de la nécessité et les marteaux de l’angoisse. Vos anxiétés et vos tristesses, vos épreuves et vos désappointements, font tout aussi bien partie du plan divin sur votre sphère que la perfection exquise et l’adaptation infinie de toutes choses à leur but suprême sur les mondes de l’univers central et parfait. » LU 23:2.12
¶ A. Distinctions entre l’Église et la conception de Jésus du Royaume des cieux : L’Église est en grande partie une institution sociale ; le Royaume des cieux est une relation spirituelle.
L’Église chrétienne.
a. Le christianisme promeut souvent une religion autour de Jésus ; le royaume des cieux est la religion de Jésus.
« Jésus a fondé la religion de l’expérience personnelle en faisant la volonté de Dieu et en servant la fraternité humaine ; Paul a fondé une religion dans laquelle Jésus glorifié est devenu l’objet d’adoration et la fraternité était composée de croyants dans le Christ divin. » LU 196:2.6
b. L’Église est devenue l’ombre socialisée et humanisée de la fraternité spirituelle et a souvent pris la place de la conception du royaume des cieux de Jésus. LU 170:5.12
« L’Église, en tant que prolongement social du Royaume, aurait été tout à fait naturelle et même souhaitable. Le mal de l’Église ne résidait pas dans son existence, mais plutôt dans le fait qu’elle supplantait presque complètement la conception du Royaume telle que Jésus la concevait. » LU 170:5.5
« Ainsi, pendant des siècles, l’Église chrétienne a souffert d’un grand embarras parce qu’elle a osé revendiquer ces mystérieux pouvoirs et privilèges du royaume, pouvoirs et privilèges qui ne peuvent être exercés et expérimentés qu’entre Jésus et ses frères spirituels croyants. » LU 170:5.18
c. Afin de contrôler la religion dynamique de Jésus, l’Église l’a profondément traditionalisée, dogmatisée et institutionnalisée, devenant ainsi, sans le vouloir, un obstacle à la croissance des véritables enseignements de Jésus et à la communion des croyants. LU 99:2.6, LU 195:10.8
d. La laïcité a brisé les liens de l’autoritarisme ecclésiastique, mais menace désormais d’établir une société athée. De nombreux chrétiens sont laïcs sans le savoir. LU 195:8.3
Le Royaume des Cieux.
a. Le royaume des cieux est une relation spirituelle intérieure centrée sur la vérité de la paternité de Dieu et de la fraternité humaine. C’est le règne de Dieu dans le cœur des hommes.
« Concernant le royaume, la dernière parole de Jésus fut : « Le royaume est en vous. » LU 170:1.9, Luc 17:21
« Pour Jésus, le royaume était la somme des individus qui avaient confessé leur foi en la paternité de Dieu, déclarant ainsi leur dévouement sans réserve à faire la volonté de Dieu, devenant ainsi membres de la fraternité spirituelle de l’humanité. » LU 170:5.11
b. Les conditions essentielles pour entrer dans le royaume sont la foi, la sincérité et la soif de vérité, de beauté et de bonté. LU 170:2.18
c. Les caractéristiques cardinales du royaume sont :
La prééminence de l’individu.
La volonté comme facteur déterminant de l’expérience humaine.
Communion spirituelle avec Dieu le Père.
La satisfaction suprême du service aimant de l’homme.
La transcendance du spirituel sur le matériel dans la personnalité humaine. LU 170:4.1
¶ B. La dynamique sociale des institutions religieuses
Les dangers de l’institutionnalisme religieux.
« Mais, à mesure que la religion se conforme à des institutions, son pouvoir de faire du bien s’amenuise, tandis que ses possibilités de faire du mal s’accroissent considérablement. Les dangers de la religion formaliste sont les suivants : fixation des croyances et cristallisation des sentiments ; accumulation des droits acquis avec accroissements de la sécularisation ; tendance à uniformiser et à fossiliser la vérité ; religion détournée du service de Dieu au service de l’Église ; penchant des chefs à devenir administrateurs au lieu de ministres ; tendance à former des sectes et des divisions en concurrence ; établissement d’une autorité ecclésiastique oppressive ; naissance de l’état d’esprit aristocratique du « peuple élu » ; entretien d’idées fausses et exagérées sur le sacré ; religion rendue routinière et culte pétrifié ; tendance à vénérer le passé en ignorant les besoins présents ; inaptitude à donner une interprétation moderne de la religion ; enchevêtrement avec des fonctions dans les institutions laïques ; en outre, la religion formaliste crée la fâcheuse discrimination des castes religieuses, elle devient un juge intolérant de l’orthodoxie, elle ne réussit pas à retenir l’intérêt de la jeunesse aventureuse et elle perd graduellement le message sauveur de l’évangile de salut éternel. » LU 99:6.3
La nécessité et le but des institutions religieuses :
« Il y a un but réel dans la socialisation de la religion. Les activités religieuses collectives ont pour but de mettre en scène la fidélité envers la religion ; de magnifier les attraits de la vérité, de la beauté et de la bonté ; d’entretenir l’attirance des valeurs suprêmes ; d’amplifier le service de fraternité désintéressé ; de glorifier les potentiels de la vie de famille ; de promouvoir l’éducation religieuse ; de fournir de sages conseils et des directives spirituelles et d’encourager le culte en commun. Toutes les religions vivantes encouragent l’amitié humaine, préservent la moralité, favorisent le bienêtre du voisinage et facilitent la diffusion de l’évangile essentiel de leurs messages respectifs de salut éternel. » LU 99:6.2
La religion, les institutions religieuses ou les groupes religieux ne devraient pas s’impliquer organiquement dans le travail séculier, la reconstruction sociale ou la réorganisation économique. Au contraire, à mesure que la civilisation progresse, ils devraient constamment actualiser leur position religieuse en réaffirmant vigoureusement leurs mandats moraux et leurs principes spirituels. LU 99:1.6
b. Les religieux devraient agir dans la société, dans l’industrie et en politique en tant qu’individus, et non en tant que groupes religieux. LU 99:3.9
¶ C. Le concept de Jésus selon lequel le Royaume prévaudra
Malgré ses limites, le christianisme est la meilleure religion du XXe siècle. C’est l’une des plus grandes puissances bénéfiques sur terre. LU 195:10.9
L’Église est le stade larvaire du royaume spirituel contrarié. Le royaume inauguré par Jésus est toujours vivant et émergera comme la force spirituelle dominante sur notre planète. LU 170:5.21
Nous vivons une période charnière de l’histoire.
« L’heure est venue de redécouvrir les vrais fondements originels du christianisme aujourd’hui déformé et plein de compromis — la vie et les enseignements réels de Jésus. » LU 195:9.5
« Les temps sont murs pour constater la résurrection symbolique du Jésus humain, sortant du tombeau des traditions théologiques et des dogmes religieux de dix-neuf siècles. » LU 196:1.2
« Mais le christianisme paganisé et socialisé a besoin d’un nouveau contact avec les enseignements sans compromis de Jésus ; il languit faute d’une vision neuve de la vie du Maitre sur terre. Une révélation nouvelle et plus complète de la religion de Jésus est destinée à triompher d’un empire de laïcisme matérialiste et à renverser un courant mondial de naturalisme mécaniste. Urantia frémit maintenant au bord même d’une de ses époques les plus stupéfiantes et passionnantes de rajustement social, de stimulation morale et d’illumination spirituelle. » LU 195:9.2
« La religion a besoin de nouveaux dirigeants, d’hommes et de femmes spirituels qui oseront dépendre uniquement de Jésus et de ses incomparables enseignements … et qui se consacreront exclusivement à la régénération spirituelle des hommes. Alors, ces âmes nées d’esprit fourniront rapidement les directives et l’inspiration nécessaires à la réorganisation sociale, morale, économique et politique du monde. » LU 195:9.4
« L’appel à l’aventure consistant à construire une société humaine nouvelle et transformée, par la renaissance spirituelle de la fraternité du royaume de Jésus, devrait passionner tous ceux qui croient en lui et leur inspirer des sentiments plus vifs que les hommes n’en ont jamais ressenti depuis l’époque où, sur terre, ils parcouraient le pays comme ses compagnons dans la chair. » LU 195:10.6
¶ D. Le Royaume de Dieu est une Fraternité invisible et spirituelle destinée à devenir un organisme vivant transcendant les institutions sociales. Les religieux sont mis au défi de trouver l’unité spirituelle, et non l’uniformité intellectuelle.
L’unité spirituelle est fondée sur des idéaux, des buts et des objectifs communs, et non sur les mêmes croyances et credo théologiques.
« De grands espoirs sont permis pour toute Église qui adore le Dieu vivant, qui valide la fraternité des hommes et qui ose dégager ses membres de toute contrainte dogmatique. » LU 103:5.12
« Cette pitoyable subdivision des croyants chrétiens résulte de leur incapacité de discerner, dans les aspects multiples des enseignements du Maitre, la divine unité de sa vie incomparable. Mais il viendra un jour où les vrais croyants en Jésus ne seront pas spirituellement divisés de la sorte dans leur attitude devant les incroyants. Nous pouvons toujours avoir une diversité de compréhension et d’interprétation intellectuelles, et même divers degrés de socialisation, mais le défaut de fraternité spirituelle est à la fois inexcusable et répréhensible. » LU 170:5.20
« Mais, dans cette fraternité de Jésus, il n’y a place ni pour des rivalités sectaires, ni pour l’acrimonie de groupe, ni pour des affirmations de supériorité morale et d’infaillibilité spirituelle. » LU 195:10.14
Le grand espoir pour notre monde est que cette révélation élargie de la vérité unisse les églises et les religions de notre planète dans des objectifs et des idéaux communs et fraternels.
« Le grand espoir d’Urantia réside dans la possibilité d’une nouvelle révélation de Jésus, avec une présentation nouvelle et élargie de son message sauveur, qui unirait spirituellement, dans un service aimant, les nombreuses familles de ceux qui se prétendent aujourd’hui ses fidèles. » LU 195:10.16
Le Livre d’Urantia présente une approche œcuménique de la religion. Il souligne que l’on peut appartenir à n’importe quel groupe religieux ou à aucun groupe religieux et demeurer néanmoins dans le royaume de Dieu.
Ses cadres de référence évolutionnistes et universels nous libèrent du désir compulsif de « sauver » les gens en les poussant à adopter nos points de vue religieux ou philosophiques. Il nous aide à être patients, compréhensifs et aimants envers les personnes immatures, craintives, colériques et égocentriques de ce monde. Le Livre d’Urantia nous aide, comme l’humanité l’a rarement été, à nous identifier à la famille universelle de Dieu.
¶ A. La distinction entre la prière et l’adoration et leurs aspects relationnels
La prière comporte une part d’intérêt personnel ou de préoccupation pour les créatures. L’adoration est la contemplation de Dieu ; c’est une fin en soi.
« L’adoration se suffit à elle-même. La prière incorpore un élément d’intérêt pour soi ou pour une autre créature. Telle est la grande différence entre l’adoration et la prière. » LU 5:3.3
« La prière est un rappel du moi — une pensée sublime. L’adoration est l’oubli du moi — une superpensée. » LU 143:7.7
La prière peut conduire à l’adoration et être une aide à l’adoration.
« De même que l’on peut assimiler la prière à la recharge des batteries spirituelles de l’âme, de même on peut comparer l’adoration au fait d’accorder l’écoute de l’âme sur la fréquence des communications universelles de l’esprit infini du Père Universel. » LU 144:4.8
a. La prière est une communication avec Dieu destinée à élargir notre compréhension. LU 143:7.1, LU 168:4.3
b. La prière est à la fois une pratique psychologique saine qui favorise la réalisation de soi et une technique spirituelle efficace pour développer l’âme. LU 91:3.4-5, LU 91:6.3-4, LU 144:4.8
c. La prière n’est pas une technique pour échapper aux difficultés de la vie, mais un moyen d’apprendre à affronter les conflits et la souffrance avec courage et sens. La prière ne change pas l’avis de Dieu, mais elle peut changer la personne qui prie. LU 91:8.1, LU 144:2.1, LU 144:4.1
La distorsion de la prière.
a. Les prières primitives et immatures tentent de plaider ou de négocier avec Dieu pour la santé, la richesse, le pouvoir ou la préférence.
« La prière primitive n’était guère une adoration ; c’était une demande avec marchandage pour obtenir la santé, la richesse et la vie. Sous bien des rapports, les prières n’ont pas beaucoup changé avec l’écoulement des âges. » LU 89:8.8
« À moins d’être en liaison avec la volonté et les actes des forces spirituelles personnelles et des superviseurs matériels d’un royaume, la prière ne peut avoir d’effet direct sur votre milieu physique. Le domaine des suppliques par la prière possède des limites bien définies, mais ces limites ne s’appliquent pas de la même manière à la foi de ceux qui prient. » LU 91:6.1
« La prière n’est pas une technique de cure pour les maladies réelles et organiques, mais elle a énormément contribué à faire bénéficier d’un débordement de santé et à guérir de nombreux troubles mentaux, émotionnels et nerveux. Même dans le cas de maladies bactériennes réelles, la prière a bien souvent accru l’efficacité des autres remèdes appliqués. La prière a transformé bien des invalides irritables et mécontents en des parangons de patience et en a fait des inspirateurs pour tous les autres humains souffrants. » LU 91:6.2
b. La prière ne peut pas être utilisée pour contourner les lois de l’univers et les limitations du temps et de l’espace.
« Les prières incompatibles avec les lois de Dieu connues et établies sont en abomination aux Déités du Paradis. » LU 146:2.3
« La prière ne peut être employée pour éviter les retards du temps ou pour transcender les handicaps de l’espace. » LU 146:2.9
Conditions d’une prière efficace
a. Les mots ne sont pas importants pour la prière ; Dieu ne répond qu’aux attitudes vraies et sincères de l’esprit et de l’âme.
« Les mots n’ont pas d’importance dans la prière ; ils sont simplement le chenal intellectuel dans lequel la rivière des supplications spirituelles se trouve couler par hasard. La valeur verbale d’une prière est purement autosuggestive dans les dévotions individuelles, et sociosuggestives dans les dévotions collectives. Dieu répond à l’attitude de l’âme et non aux paroles. » LU 91:8.12
b. Nous devrions prier pour une guidance divine afin de résoudre nos problèmes humains, et non pour une solution cosmique miraculeuse. LU 91:9.1
c. Pour prier efficacement, vous devez faire face à la réalité honnêtement et intelligemment, tenter de résoudre les problèmes avec les ressources dont vous disposez, vous consacrer à faire la volonté de Dieu et avoir une foi vivante.
« Si vous vous engagez dans une prière inefficace, vous devez garder à l’esprit les lois des pétitions prédominantes :
Vous devez être un orateur puissant en affrontant avec sincérité et courage les problèmes de la réalité universelle. Vous devez posséder une endurance cosmique.
Vous avez dû honnêtement épuiser la capacité humaine d’adaptation. Vous avez dû être travailleur.
Vous devez abandonner tous vos désirs et toutes vos aspirations à l’étreinte transformatrice de la croissance spirituelle. Vous devez avoir expérimenté une augmentation de votre sens et une élévation de vos valeurs.
Vous devez faire un choix sincère selon la volonté divine. Vous devez effacer le point mort de l’indécision.
Non seulement vous reconnaissez la volonté du Père et choisissez de l’accomplir, mais vous avez effectué une consécration sans réserve et un dévouement dynamique à l’accomplissement réel de la volonté du Père.
Votre prière sera exclusivement dirigée vers la sagesse divine pour résoudre les problèmes humains spécifiques rencontrés dans l’ascension du Paradis – l’atteinte de la perfection divine.
Et vous devez avoir la foi – une foi vivante. » LU 91:9.1
« Jésus a enseigné qu’une prière efficace doit être :
Altruiste – pas seul pour soi-même
Croire – selon la foi
Sincère – honnête de cœur
Intelligent – selon la lumière.
Confiant – en se soumettant à la volonté toute sage du Père. » LU 144:3.8
d. Nous pouvons apprendre beaucoup en observant la vie de prière de Jésus. La prière englobe l’expression totale de sa vie équilibrée et créatrice dans notre monde.
Jamais Jésus ne fit une prière à titre de devoir religieux. Pour lui, la prière était une expression sincère d’attitude spirituelle, une déclaration de loyauté d’âme, un exposé de dévotion personnelle, une expression d’actions de grâces, une manière d’échapper à la tension émotive, une prévention de conflit, une exaltation de l’intellect, un anoblissement des désirs, une justification de décisions morales, un enrichissement de la pensée, un renforcement des tendances supérieures, une consécration d’impulsion, une clarification de point de vue, une déclaration de foi, une reddition transcendantale de la volonté, une sublime affirmation de confiance, une révélation de courage, la proclamation d’une découverte, une confession de dévotion suprême, la confirmation d’une consécration, une technique pour aplanir les difficultés et la puissante mobilisation des pouvoirs conjugués de l’âme pour résister à toutes les tendances humaines à l’égoïsme, au mal et au péché. Il vécut précisément cette vie de pieuse consécration à faire la volonté de son Père et la termina triomphalement par une prière de cet ordre. Le secret de son incomparable vie religieuse était cette conscience de la présence de Dieu ; il l’atteignit par des prières intelligentes et une adoration sincère — une communion ininterrompue avec Dieu — et non par des directives, des voix, des visions ou des pratiques religieuses extraordinaires. » LU 196:0.10
La réponse à la prière
a. Seules les prières ancrées dans la réalité spirituelle et soutenues par la foi sont exaucées dans le cadre de référence du demandeur. Les prières sont exaucées en fonction de véritables besoins spirituels. LU 146:2.1
b. Nous ne devrions pas tenter d’utiliser la prière comme substitut à l’ingéniosité et à l’action humaines. Elle ne peut servir à échapper à la réalité. LU 91:4.1
c. Certaines prières, dues à leurs aspirations visionnaires et à leur nature universelle, ne peuvent être pleinement exaucées que dans l’éternité. LU 168:4.9
L’effet de la prière
a. La prière est un facteur vital et indispensable à la croissance spirituelle. Même les prières immatures et vaines développent le potentiel de l’âme. LU 144:4.2
« Mais la véritable prière atteint la réalité. Même lorsque les courants aériens s’élèvent, aucun oiseau ne peut s’élever autrement qu’avec les ailes déployées. La prière élève l’homme car elle est une technique de progrès par l’utilisation des courants spirituels ascendants de l’univers. La prière authentique contribue à la croissance spirituelle, modifie les attitudes et procure la satisfaction qui vient de la communion avec la divinité. C’est une explosion spontanée de conscience divine. » LU 91:9.1
b. La prière est une ressource majeure pour parvenir à la réalisation de soi, à l’efficacité et à la paix intérieure de l’homme.
« Rappelez-vous, même si la prière ne change pas Dieu, elle produit très souvent des changements profonds et durables chez celui qui prie avec foi et confiance. La prière a été à l’origine de beaucoup de paix d’esprit, de gaieté, de calme, de courage, de maîtrise de soi et d’équité chez les hommes et les femmes des races en évolution. » LU 90:2.6
c. La prière a de grandes répercussions sociales et constitue un antidote à l’isolement de la personnalité. LU 91:3.7, LU 91:6.2
a. Au cours de sa longue histoire, l’homme a adoré presque tout. Il s’est même déifié et sanctifié. Pour le mental primitif, peur et adoration étaient pratiquement synonymes. Voir Fascicule 91
« Vous devez vous rappeler que le sentiment, et non la pensée, a été l’influence directrice et déterminante de tout le développement évolutif. Pour le mental primitif, il y a peu de différence entre craindre, fuir, honorer et adorer. » LU 85:7.2
b. Le culte ne doit pas être confondu avec une expérience psychique ou mystique.
« La communion directe avec l’Ajusteur de Pensée, telle qu’elle s’est produite dans les dernières années de la vie incarnée de Jésus, ne devrait pas être confondue avec les expériences dites mystiques. Les facteurs qui contribuent au déclenchement de la communion mystique dénotent le danger de ces états psychiques. L’état mystique est favorisé par des facteurs tels que fatigue physique, jeûne, dissociation psychique, expériences esthétiques profondes, impulsions sexuelles vivaces, peur, anxiété, fureur et danses échevelées. Nombre de phénomènes résultant de cette préparation préliminaire ont leur origine dans le mental subconscient. » LU 100:5.10
Communion avec Dieu
a. L’adoration est une communion spirituelle avec Dieu ; c’est la partie qui s’identifie au Tout.
« La véritable adoration religieuse n’est pas un futile monologue où l’on se trompe soi-même. L’adoration est une communion personnelle avec ce qui est divinement réel, avec ce qui est la source même de la réalité. Par l’adoration, l’homme aspire à devenir meilleur et, par elle, il finit par atteindre le meilleur. » LU 196:3.22
b. La conscience de Dieu est la plus grande opportunité et le plus grand défi de l’homme.
« Le grand défi lancé à l’homme moderne consiste à établir de meilleures communications avec le divin Moniteur qui habite le mental humain. La plus grande aventure de l’homme dans la chair est son effort sain et équilibré pour repousser les frontières de la conscience de soi à travers les domaines imprécis de la conscience embryonnaire de l’âme, dans un effort sincère pour atteindre la région frontière de la conscience de l’esprit — le contact avec la divine présence. » LU 196:3.34
Accompagnements du culte.
a. L’atmosphère de beauté simple ou naturelle et la structure d’un rituel attrayant peuvent être propices à l’adoration. LU 97:10.7, LU 167:6.6
b. Le culte devrait alterner avec le service. LU 143:7.1
L’effet du culte.
a. L’adoration est l’activité la plus créatrice de l’homme. Elle renouvelle l’esprit, stimule la croissance de l’âme, élimine l’insécurité et l’isolement de la personnalité, et accroît considérablement les ressources totales de l’individu. LU 16:7.1, LU 100:2.1, LU 143:7.1, LU 160:1.10-12, LU 160:3.1
b. Le culte est l’ancêtre des plus hautes joies de l’homme.
« L’adoration est le privilège suprême et le premier devoir de toutes les intelligences créées. L’adoration est l’acte conscient et joyeux par lequel on reconnait et l’on admet la vérité et le fait que les Créateurs ont des relations intimes et personnelles avec leurs créatures. La qualité de l’adoration est déterminée par la profondeur de perception de la créature ; et, à mesure que la connaissance du caractère infini des Dieux progresse, l’acte d’adoration englobe tout d’une manière croissante, jusqu’à ce qu’il atteigne finalement la gloire de l’enchantement expérientiel le plus élevé et du plaisir le plus exquis que les êtres créés puissent connaitre. » LU 27:7.1
Le Livre d’Urantia clarifie les multiples facettes du ministère spirituel qui, jusqu’ici, n’étaient que vaguement perçues. Le Livre d’Urantia rend le monde spirituel conceptuellement tangible et réel, et non pas seulement une mythologie vague et relativement informe.
Il ôte toute magie à la prière et sépare les états psychiques et mystiques de l’adoration. Parallèlement, il place la prière, l’adoration et le service au cœur de la vie religieuse. Ces enseignements renforcent ce qui est généralement reconnu comme les meilleures conceptions et pratiques de la prière et de l’adoration dans toutes les grandes religions du monde.